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Archive pour novembre, 2017


Ecrivaines et écrivains québéquois.

19 novembre, 2017
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Mélikah Abdelmoumen : roman

José Acquelin : poésie — Grand Prix des Métiers d’Art du Québec (2000)

Marie-Célie Agnant : poésie / roman / nouvelle

Donald Alarie : roman / nouvelle / poésie — Prix Jean-Béraud-Molson (1980)

Gabriel Allaire : roman

Francine Allard : roman / récit / essai-étude

Jacques Allard : roman

Michelle Allen : théâtre — Prix littéraires du Journal de Montréal (1994)

Anne-Marie Alonzo : conte / poésie / théâtre / roman / essai-étude

Rita Amabili-Rivet : roman / poésie / roman jeunesse théâtre

Jacques-Pierre Amée : poésie / roman / récit

Renée Amiot

Guy Amou : roman / nouvelle / essai-étude

Geneviève Amyot : roman / récit / poésie — Prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice (1990)

Margareta Amza : roman

Gabriel Anctil : roman

Marguerite Andersen : roman / poésie / essai-étude — Prix littéraires du Journal de Montréal (1983) -/-Grand Prix du Salon du livre de Toronto (1996)

Bernard Andrès : récit / théâtre / essai-étude — Prix Marcel-Couture (2000)

François-Albert Angers : essai-étude

Georges Anglade : essai-étude / roman : nouvelle

Yves Antoine : poésie / essai-étude

Jean-Pierre April : roman : nouvelle / essai-étude

Hubert Aquin : roman

Nelly Arcan : roman

Gilles Archambault : roman /  : récit / nouvelle

Olivar Asselin : essai-étude

Bernard Assiniwi : conte / essai-étude /  roman

Nora Atalla : poésie / roman — Grand Prix des Poètes francophones (2006) -/-  Apollon d’Or de Poésie Vivante (2008)

Philippe Aubert de Gaspé Fils :

Philippe Aubert de Gaspé : essai-étude

Denis Aubin : poésie / roman / nouvelle

Georges Aubin :

Élaine Audet : poésie / essai-étude — Prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice (2000) -/- Prix Alain-Grandbois (2001)

Martine Audet : poésie

Noël Audet : roman :  / récit / essai-étude

François Avard / roman / nouvelle / recueil — Grand prix littéraire Archambault (2005)

Ecrivaine québécoise : Mélikah Abdelmoumen.

19 novembre, 2017
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Mélikah Abdelmoumen

 

Mélikah Abdelmoumen, née en 1972 à Chicoutimi, est une écrivaine et professeure québécoise.

En 1992, elle entreprend des études de lettres – dont une maîtrise sur George Sand et l’autobiographie, et un Ph.D. sur les autofictions de Serge Doubrovsky.

Elle enseigne au lycée puis à l’Université de Montréal, travaille comme journaliste pigiste et, grâce à des bourses d’écriture, comme scénariste. Elle fait diverses conférences sur son travail d’écrivain, sur l’autofiction et sur les œuvres de Serge Doubrovsky, au Québec et en France.

Son premier roman « Chair d’assaut », paraît en 1998 aux éditions Trait d’Union, à Montréal. Depuis, elle a publié plusieurs articles, nouvelles et trois autres romans. Son livre, « Alia » (éditions du Marchand de feuilles, 2006), était finaliste aux Prix littéraire des collégiens (équivalent québécois du Goncourt des lycéens).

Spécialiste de l’autofiction, elle vit en France (à Lyon) depuis quelques années. Elle a publié ses trois premiers ouvrages sous le nom de Mélika Abdelmoumen.

Œuvres

  • Chair d’assaut, Trait d’union, 1999
  • Le Dégoût du bonheur, Point de fuite, 2001
  • Lima Destroy et Robinette Spa, Point de fuite, 2005
  • Alia, Marchand de feuilles, 2006
  • Victoria et le Vagabond, Marchand de feuilles, 2008
  • L’École des lectrices : Doubrovsky et la dialectique de l’écrivain, Presses universitaires de Lyon, 2011
  • Les Désastrées, VLB Editeur, 2013.
  • Adèle et Lee, Editions Emoticourt, 2013.

 

Denis Monette Écrivain et journaliste, romancier.

15 novembre, 2017
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Denis Monette

Nationalité : Canada
Né(e) à : Montréal, Canada , le 6 déc 1936

Biographie :

 

Monette Denis

 

Écrivain et journaliste, romancier à succès ayant à son actif de nombreux best-sellers, Denis Monette étudie la linguistique, la psychologie et la philosophie au Collège André-Grasset à Montréal. Éditorialiste et auteur de billets pour le magazine Le Lundi dès 1977, il monte au sein de l’entreprise Québecmag jusqu’aux postes de directeur général et vice-président des publications. Il sera journaliste à Los Angeles, où il interviewe plus de six cents vedettes internationales qui ont fait la une des magazines de l’entreprise. Il relate cette expérience dans son récit Un journaliste à Hollywood. Un premier recueil de ses billets hebdomadaires du Lundi paraît en 1985 et est mis en nomination pour le Prix du public au Salon du livre de Montréal. Trois autres tomes suivront celui-là. Après avoir dirigé Le Lundi de 1985 à 1989, il quitte le journalisme pour se consacrer à l’écriture.

Il connaît le succès dès son premier roman, Adèle et Amélie, qui sera suivi d’un récit d’enfance intitulé Les Parapluies du Diable; mais c’est son second roman, Les Bouquets de Noces (1995), qui le propulse comme auteur en fracassant des records de vente. Cette «brique» de 600 pages sera traduite en anglais et suivie par quelques autres romans, qui figureront tous comme best-sellers au Québec. Plusieurs de ses romans seront en nomination pour le Prix du public du Salon de livre de Montréal: Au fil des sentiments en 1985, Et Mathilde chantait en 1999 , Pauline Pinchaud, servante en 2000,  Le rejeton en 2001 et La maison des regrets en 2003. En 2011, au salon du livre de Trois-Rivières, il remporte le prix du public pour son roman Le jardin du docteur Des Oeillets.
Denis Monette est membre de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois depuis 1990.

Source : litterature.org

Les enfants de Mathias. ( Denis Monette ).

15 novembre, 2017
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Les enfants de Mathias par Denis Monette

Éditeur  LOGIQUES - Paru le 18 septembre 2017.

 

Les enfants de Mathias - Denis Monette

 

Montréal, 1930. Mathias Goudreau, trente ans, porte en terre la dépouille de sa femme, Antoinette, décédée prématurément en le laissant avec trois garçons de neuf, sept et deux ans. Que va faire ce pauvre veuf sans sa « Toinette », et ses enfants à élever seul? Ses beaux-parents l’aident, mais ça ne peut continuer ainsi. Mathias doit refaire sa vie. Croisant sur son chemin Maryvonne, une célibataire vivant avec sa vieille mère, il s’y intéresse, quoique le coeur n’y soit pas. Néanmoins, pour le bien-être de ses enfants, il l’épouse l’année suivante et Maryvonne emménage avec lui et ses marmots qui l’accueillent avec réticence. Toutefois, heureuse de son sort, Maryvonne donne naissance à un premier enfant, Danielle, qu’on chérira grandement. Puis, à trois autres enfants : Marie-Jeanne, Raymond et Yvette. Plombier de métier, Mathias surmonte la crise économique et réussit à mettre du pain sur la table. Un autre déménagement, les enfants grandissent, les joies comme les chagrins se succèdent et les déboires se manifestent pour Léo, Gaston, Roger, fils de Toinette, et la couvée de Maryvonne.

Janette Bertrand journaliste comédienne écrivain et féministe canadienne (québécoise).

13 novembre, 2017
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Janette Bertrand

 

Janette Bertrand (née le 25 mars 1925 à Montréal (Centre-Sud), Québec – ) est une journaliste, comédienne, écrivain et féministe canadienne (québécoise).Elle a étudié en lettres à l’Université de Montréal, ce qui l’amène à devenir journaliste en 1950. Au Petit Journal, elle se voit confier une chronique qui la sensibilise aux revendications des féministes. 2,3
Par la suite, elle devient animatrice de radio pour l’émission quotidienne Mon mari et nous, diffusée par CKAC pendant plusieurs années.
A la télévision, elle crée, à la fin des années 50, Toi et moi, un téléroman mettant en scène les péripéties d’un couple où les rôles principaux sont joués par elle et son mari, Jean Lajeunesse.
Seule cette fois, elle devient la confidente des adolescents à Comment pourquoi ?, une émission où elle s’efforce de rassurer les jeunes et de répondre à leurs questions autant que le permet le contexte du début des années 60, c’est-à-dire en faisant totalement l’impasse sur les relations sexuelles. Puis, dans L’école du bonheur, elle invite des couples mariés à venir deviser chastement de leurs problèmes à l’écran, toujours dans le même contexte québécois d’une époque où le divorce est encore fort mal vu.
Vient ensuite Quelle famille! ( SRC, 1969-1974), une émission familiale qui faisait appel à plusieurs membres de sa propre famille, dont Jean Lajeunesse. Cette émission a été diffusée en France sous le titre Les Tremblay. Cette comédie sera suivie d’une autre: Grand-Papa, où son mari Jean Lajeunesse joue cette fois un rôle de composition, celui d’un grand-père et de ses rapports avec sa famille dans les années 70.
Ensuite, elle anime un rendez-vous télévisé où des personnes sont invitées à s’exprimer sur différents sujets qui touchent les gens de près : la famille, le couple, la sexualité, etc. Pour cette émission, intitulée Parler pour parler, elle s’occupe tant de la recherche que du scénario.
En 2004, elle publie son autobiographie, Ma vie en trois actes qui connaît un grand succès en librairie. En octobre 2005, elle publie les Recettes de Janette, une édition augmentée d’un précédent succès de libraire au Québec (225 000 copies vendues en 1968).
Elle a aussi écrit quelques pièces de théâtre.

Source : Wikipedia
Avec un grand A roman. ( Janette Bertrand )

13 novembre, 2017
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Avec un grand A roman. ( Janette Bertrand )

Date de parution : octobre 2017 / Éditeur LIBRE EXPRESSION

 

Avec un grand A roman

 
« Je me sens pris à la gorge, étouffé, par la culpabilité. J’étais malheureux parce que je ne savais pas qui j’étais, maintenant que je le sais, c’est pire. »

Ariane et Simon, quarante ans, vivent en banlieue avec leurs deux enfants et ils ont tout pour être heureux. L’arrivée de Larry fera basculer la petite vie bien rangée de Simon et de ses proches. Comment réagira Ariane devant l’infidélité de son mari, elle, si amoureuse de lui depuis quinze ans?

Tout comme elle l’avait fait pour sa série de dramatiques L’Amour avec un grand A, Janette Bertrand affronte les tabous et ose en parler. C’est une histoire moderne et audacieuse, du Janette Bertrand tout craché !

Une histoire moderne et audacieuse, du Janette Bertrand tout craché !
Tout comme elle l’avait fait pour sa série de dramatiques L’Amour avec un grand A, Janette Bertrand affronte les tabous et ose en parler. Cette fois, c’est de bisexualité qu’il est question, présentée dans un roman qui met en scène un couple de quarante ans vivant en banlieue. Les deux ont tout pour être heureux. Mais le sont-ils vraiment ? L’arrivée de Larry dans la vie de Simon fera basculer sa petite vie bien rangée et celle de ses proches. À cette époque où la crise identitaire est au premier plan de l’actualité, Janette persiste et signe.

EVA BRAUN TOME 2 : Jean-Pierre Charland

10 novembre, 2017
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EVA BRAUN TOME 2 : Jean-Pierre Charland

16 novembre 2017

Eva Braun Tome 2 de Jean-Pierre Charland

Eva Braun : Un jour mon prince viendra. ( Jean-Pierre Charland ).

10 novembre, 2017
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Eva Braun, tome 1 : Un jour mon prince viendra

Jean-Pierre Charland

Éditeur : ÉDITIONS HURTUBISE (31/08/2017)

 

 

Eva Braun, tome 1 : Un jour mon prince viendra par Charland

 

Résumé :

Née à Munich en 1912, Eva Braun grandit dans une Allemagne fortement affaiblie par la Grande Guerre. En 1929, la jeune femme, désireuse de s’émanciper, déniche un emploi comme commis à la boutique de Heinrich Hoffmann, photographe exclusif du Parti national-socialiste. Timide et introvertie, elle est présentée au Führer et chef du parti, un petit homme à la politesse irréprochable. Adolf Hitler commence à la courtiser.Chaque fois accompagnés d’Herta, l’amie d’Eva qui leur sert de chaperon, ils vont au cinéma, assistent à des opéras et mangent dans les meilleurs restaurants. La blonde attend impatiemment chacun des rendez-vous avec son prince, mais elle est en butte à bien des contrariétés, car l’homme est totalement dévoué à la politique.En 1932, au moment où Hitler se lance en campagne électorale, Eva devient sa maîtresse. Débute alors un conte de fées tordu dans lequel la princesse tombe sous le charme d’un monstre.
Jean-Pierre Charland est un auteur et historien québécois né en 1954. Il a principalement écrit des romans historiques se déroulant dans le Québec du XIXe et XXesiècle.
Bénédiction : Olivier Dufault.

10 novembre, 2017
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Bénédiction  :

Olivier Dufault

Éditeur : MARCHAND DE FEUILLES (01/08/2017)

 

 

Bénédiction par Dufault

Professeur de lettres à Montréal, Olivier Dufault vient de publier son premier roman, Bénédiction, consacré à Ernest Dufault, allias Will James, un ancêtre de sa famille qui est parti aux États-Unis, en 1907. Le lecteur suit les péripéties de Will James devenu cowboy, voleur de bétail, prisonnier, soldat, cascadeur, illustrateur et auteur. Tout au long de sa vie, l’homme cache sa véritable identité prétendant avoir été élevé par un trappeur canadien-français!

 

Résumé :

Ernest Dufault quitte le Québec et sa famille à l’âge de 15 ans, en 1907, pour poursuivre son rêve irrésistible de vivre dans l’Ouest. Sous le nom de Will James, il sera tour à tour cowboy, voleur de bétail, prisonnier, soldat, cavalier concourant dans les rodéos, cascadeur au cinéma puis illustrateur et auteur, se distinguant par ses dessins et récits de la vie quotidienne sur les ranchs. Du milieu des années 1920 au début des années 1940, les publications s’enchaînent au rythme d’un livre par année. Certains obtiennent un vif succès, notamment Smoky, roman qui suit les tribulations d’un cheval de sa naissance à sa mort, et Lone Cowboy, My Life Story, autobiographie mensongère dans laquelle l’auteur tente d’authentifier son enfance d’orphelin élevé entre l’Alberta et le Montana par un vieux trappeur et prospecteur canadien-français nommé Jean Beaupré. Ses secrets lui pesant de plus en plus lourd avec la notoriété et la pression à écrire sans relâche le pousseront à sombrer lentement mais sûrement dans l’alcool. Will James décède des complications d’une cirrhose à l’âge de 50 ans. Son ex-femme ne connaîtra sa véritable identité que dans les semaines qui suivront son décès, en apprenant qu’il a tout légué par testament à un homme dont elle n’avait jamais entendu parler, un certain Ernest Dufault.

Bénédiction raconte un peu plus d’une année dans la vie de Will James, de la toute fin de 1914, où il est arrêté pour vol de bétail en Utah, à la première moitié de l’année 1916, où il est libéré sur parole de la prison fédérale de Carson City, Nevada.

Les documents présentés à même le texte – les lettres de Dufault à ses parents, les télégrammes de la traque de Will James, les documents reliés à sa libération conditionnelle, etc. – sont authentiques.

 

 

 

L’HABITUDE DES BÊTES · LISE TREMBLAY.

10 novembre, 2017
Nouveaux romans. | Pas de réponses »

L’HABITUDE DES BÊTES · LISE TREMBLAY

Boréal, 168 pages, 2017.

 

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Dentiste à la retraite, Benoît s’est retiré dans son chalet dans le Nord. Pour de bon. Benoît a toujours eu l’habitude de fuir. Il a été un mari et un père généreux, mais absent. Lorsqu’un vieil Indien lui dépose un chiot entre les mains, sur le tarmac d’un petit aéroport, il ne peut pas reculer. Il adopte Dan. Entre le chien et son maître, ce sera à la vie à la mort.

«Dan avait été un accident de parcours, un vrai accident qui change la direction d’une vie. J’en étais conscient et j’en avais vaguement honte. […] Un jour, on m’avait donné un chien et j’avais changé.»

Il y avait longtemps que les habitants n’avaient pas vu de loups rôder dans le coin. La vieille Mina en a vu un. D’autres ont vu des empreintes. Stan Boileau et son gang sortent les griffes. Pas question que les loups continuent de blesser les orignaux et menacent la saison de chasse. D’autres, comme Rémi, font profil bas. Son neveu Patrice, nouveau garde-chasse du coin, entend bien calmer les ardeurs de Boileau et de son clan. Il compte faire régner l’ordre. La tension monte d’un cran et divise la population.

Il n’y a pas que les loups qui rôdent. La mort aussi. Mina, avec un pied dans la tombe, l’attend impatiemment. Dan, atteint d’un cancer, a de plus en plus de mal à supporter les jours. Benoît devra faire un choix. Loin de la ville, le temps file à son rythme, mais n’épargne personne.
L’habitude des bêtes est ce que je qualifie de roman d’atmosphère. L’intrigue est secondaire, servant de prétexte pour planter le décor et les personnages. C’est avec lenteur et finesses que Lise Tremblay déroule leur destin. Parlons-en de ces personnages. Car ce sont eux qui m’ont retenue entre ces pages. Benoît, ce «Jack London du dimanche», est un homme bienveillant. Du moins, c’est ce qu’il est devenu après avoir quitté la ville pour de bon. La relation qu’il a développée avec son chien en est une belle preuve. Carole, sa grande fille, souffre de dysphorie de genre. Au fil du roman, elle s’épanouit petit à petit, prend de l’assurance et se rapproche de son père. Odette, la vétérinaire du village, est à deux pas de la retraite. Mina, pétillante et lucide, est en route vers d’autres cieux. Chaque personnage de Lhabitude des bêtes se retrouve au coeur d’une transformation, intérieure ou physique. Il y avait un avant, il y aura un après…La vision de la mort, ici, a quelque chose d’apaisant, de réconfortant. La mort faisant partie de la vie, on ne se bat pas contre l’inéluctable. Cette vision n’a rien de larmoyant ni de déprimant. Une sagesse et une grande maturité se dégagent de ces pages.

L’esprit de village, avec ses commérages et son tissage serré, est bien rendu. Loin de toute réalité urbaine, les hommes réparent le toit et coupent du bois avant l’hiver, marchent autour du lac, écoutent le temps passer. Cette vie rurale, ancrée au plus près de la terre, m’a bien fait rêver.

L’habitude des bêtes est une chronique douce et lucide du temps qui passe. L’écriture, simple et fluide, va droit à l’essentiel. Lise Tremblay donne corps au silence, traque des éclats de tendresse dissimulés derrière les non-dits. Une réflexion sur la solitude, le lâcher prise, l’apprivoisement de la mort et la fatalité. Un roman vibrant de vie.

L’habitude des bêtes, Lise Tremblay, Boréal, 168 pages, 2017.

Lise Tremblay est née à Chicoutimi. En 1991, elle s’est vu décerner pour son roman L’Hiver de pluie le Prix de la découverte littéraire de l’année du Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean et le prix Joseph-S.-Stuffer du Conseil des arts du Canada. En 1999, son roman La Danse juive lui a valu le Prix du Gouverneur général. Elle a également obtenu le Grand Prix du livre de Montréal en 2003 pour son recueil de nouvelles La Héronnière. Elle a fait paraître deux romans au Boréal, La Sœur de Judith (2007) et Chemin Saint-Paul (2015).
Lise Tremblay
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